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20 activités qui vont favoriser l’autonomie de l’enfant à la maison

20 activités pour encourager l'autonomie de l'enfant

On est souvent pris entre la peur de laisser son enfant faire et l’envie de faire “à sa place”. L’enfant acquiert petit à petit une autonomie physique avant de prendre conscience vers 2 ou 3 ans de son individualité. Avec l’essor du langage, le tout petit nous dit clairement qu’il veut faire “tout seul” car la conquête de l’enfant est bien celle d’apprendre à faire seul pour devenir indépendant. 

Mais cela ne tombe pas toujours au meilleur moment et dans les meilleures circonstances. Néanmoins, si nous sommes préparés alors nous pouvons à la fois répondre aux besoins de l’enfant et encourager le développement de cette autonomie en les responsabilisant. 

Responsabilité qui pourra petit à petit laisse planer un esprit de coopération au sein de la famille et plus de sérénité au quotidien pour le parent. Pour vous aider, voici une liste de quelques “taches domestiques” qui répondent aux besoins de l’enfant : coordonner ses mouvements, s’adapter à la culture de son temps, répéter une tache, prendre soin des choses en pratiquant des mouvements ordonnés, répondre à un but etc etc. Bref cette fameuse vie pratique qui prépare l’enfant pour tout un tas d’autres choses de la vie. Avant des préparer des activités dédiées, préparez un environnement accessible à l’enfant de façon à ce qu’il puisse commencer par des gestes simples : se laver les mains, porter une chaise, servir de l’eau, fermer un bouton, ouvrir un flacon …

Et puis offrons aux enfants des activités de la vie quotidienne. Si cela peut parfois choquer des parents de voir des enfants en train de nettoyer des vitres, faire briller un miroir, mettre la table ou nettoyer le sol ça n’avais pas échapper à Maria Montessori qui a observé que grâce à ces activités les enfants se concentraient et développaient une discipline intérieure. Cette concentration est possible car les enfants choisissent de faire ces activités et utilisent leurs main au service de leur pensée en respectant un processus, perfectionnant leurs gestes pour répondre à un but et accomplir un (vrai) travail.

Des principes pour partir sur une bonne base : 

    1. Créer un environnement accessible
    2. Offrir un cadre et des choix
    3. Montrer l’exemple
    4. Donner du temps

    Pour vous inspirer voici une petite liste d’activités que vous pouvez proposer à l’enfant âgé de plus de 2 ans, ajustez, enrichissez, challengez, selon les intérêts de l’enfant, son stade de développement et les circonstances !

Préparez-vous et Amusez-vous !!

Une chambre Montessori pour le nouveau né

Le mobilier d'une chambre Montessori pour un nouveau né représenté par 4 espaces distincts

La chambre du nouveau né s’organise autour de 4 espaces pour lui permettre d’évoluer dans un environnement organisé. Cette organisation est gage de stabilité pour l’enfant qui crée ses repères et nourrit ainsi sa sécurité intérieure.

En respectant la lumière naturelle et une ambiance calme on contribue à un état d’apaisement pour l’enfant qui découvre le monde qui l’entoure.

Un espace pour le repos

Pour l’espace dédié au sommeil on peut d’abord choisir le topponcino : un matelas très léger conçu pour respecter le maintien et le sommeil du bébé qui permet également de le transporter. Ce matelas est compatible avec un couffin qu’on pourra placer au sol pour dégager la vue du bébé. Très vite si la sécurité le permet on pourra placer le bébé sur un matelas au sol pour dégager complètement son champ de vision et lui offrir une vue globale de son espace. Cela va aussi aider le bébé à devenir autonome : au lieu de dépendre de l’adulte qu’il doit solliciter en criant, en pleurant ou en attendant, il va pouvoir profiter d’une liberté pour se déplacer, observer, commencer à ramper sans l’aide d’un adulte. Le matelas peut mesurer 1m x 90cm et avoir 10cm d’épaisseur. Il peut également avoir deux places pour permettre le cododo au début.

☞ Astuce : plus vous commencez tôt, plus la transition pour bébé sera facile et courte !

Un espace pour l’activité

En appliquant l’approche Montessori on encourage l’enfant à avoir une motricité libre et on favorise le développement de l’attention. Permettre à l’enfant de différencier le coin repos du coin activité l’aidera à mieux s’adapter à son environnement. Pour l’espace dédié à l’activité on a besoin d’un matelas au dessus duquel on pourra suspendre les mobiles qui favoriseront le développement de la vue puis la coordination de ses mouvements. L’étagère basse avec quelques jouets et objets , une plante et un ou deux tableaux permettront à l’enfant de stimuler son intérêt et de l’encourager à se déplacer puis à se mettre debout. Le miroir permet à l’enfant de constater son reflet pour plus tard en prendre conscience.

☞ Astuce : si on a deux enfants, on aura l’étagère du haut pour le plus grand et l’étagère du bas pour le plus petit. Essayer d’avoir un seul jouet d’une même catégorie (1 hochet, 1 balle, 1 puzzle, 1 jeu d’encastrement …) facilitera le choix de l’enfant qui va suit son élan intérieur selon ses périodes sensibles. Ces objets changent pour offrir à l’enfant le juste challenge au gré de son évolution.

Un espace pour le repas

L’espace dédié au repas est pensé pour le confort de la maman qui si elle se couvre et s’équipe d’une petite table n’aura pas besoin de bouger pendant le repas et pourra aussi poursuivre ce moment en lisant une histoire. Un fauteuil confortable et une couverture chaude constituent les deux éléments essentiels à cet espace.

Un espace pour le change

Pour le change il faut pouvoir s’organiser de façon à ce que tout soit à portée de main et que l’on puisse connecter avec le bébé en le regardant et lui expliquant nos gestes. Pour le parent, si la table à langer n’en a pas, une étagère murale complémentaire pourra accueillir tout le nécéssaire dédié à l’hygiène. Le tout est d’avoir le nécéssaire à proximité pour toujours avoir un oeil lorsque l’on s’occupe du change. Petit à petit l’enfant va mieux comprendre les sensations en les associant à une routine ce qui facilitera son apprentissage de la propreté 

☞ Astuce : privilégier une commode évolutive qui permettra à l’enfant plus tard de l’utiliser pour aller chercher ses vêtements seuls.

La propreté en 2 semaines (seulement!)

L’acquisition de la continence est une étape clé pour le développement de l’autonomie de l’enfant et de sa dignité.  Comme pour la marche ou le langage, c’est un processus naturel et graduel qui se déroule selon les rythmes de l’enfant.

La bonne nouvelle est qu’on peut faciliter ce processus qui pourra s’avérer beaucoup plus rapide qu’on ne le croit ! Parce que l’enfant traverse une période sensible pour la propreté entre 12 et 18 mois, il réalise qu’il a besoin de se changer et c’est donc le bon moment pour s’entrainer à aller au pot.

Comment encourager ce processus ?

Préparer

  1. Commencer à changer votre enfant dans la salle de bain pour qu’il fasse le lien.
  2. Lui expliquer ce que l’on fait lorsqu’on le change
  3. Installer un pot près de nos toilettes pour l’encourager à nous imiter, et ceci dès le début.
  4. Se préparer à devoir nettoyer

Aménager la salle de bain

  1. Placer un seau pour les affaires mouillées
  2. Placer un panier avec des affaires propres
  3. Mettre à disposition un marche pied pour permettre l’accès au lavabos
  4. Placer une serviette accrochée à la hauteur de l’enfant
  5. Poser un petit savon (ou couper le grand pour faire un petite barre)

Faciliter le processus

  1. Proposer des habits faciles à enlever (simple fermeture élastique par exemple)
  2. L’enfant doit nous voir faire pour pouvoir nous imiter : on décompose nos mouvements
  3. On peut investir dans des culottes d’apprentissage absorbantes qui comme les couches lavables vont permettre à l’enfant de sentir plus rapidement le besoin d’être au sec
  4. Une fois que le processus a commencé il faut limiter (arrêter) l’usage des couches la journée
  5. Rester calme et rassurant lors des accidents permet d’éviter de ralentir le processus.
  6. Impliquer l’enfant pour nettoyer afin de lui permettre de prendre conscience des conséquences et de l’aider dans son processus

A la différence des couches jetables qui absorbent beaucoup via les multiples produits chimiques, les couches lavables permettent en plus à l’enfant de sentir ce qu’il y a dans sa couche et donc mieux réaliser ce qu’il se passe