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Olivia

Prendre soin de la maison : kit de vie pratique Montessori

Comment les exercices de vie pratique favorisent-ils le développement de l’enfant?

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"Vie Pratique": KESAKO ? Ce matériel présent dans toutes les écoles Montessori constitue la base essentielle pour tous les apprentissages futurs de l'enfant. Alors comment du matériel de nettoyage peut il aider l'enfant à se développer? Et comment ce matériel aide t-il l'enfant à construire son intelligence et son indépendance?

Les exercices de vie pratique sont des activités de tous les jours, utiles à la vie sociale. Ils permettent de développer des compétences de vie, au regard de nous-même et de notre environnement. Le terme anglo saxon « life skills » est mieux connu.

Pourquoi les écoles Montessori disposent-elles d’un matériel de vie pratique : préalable à tous les apprentissages futurs de l’enfant?

L’enfant de moins de 6 ans se construit à travers les expérience qu’il vit au quotidien. Son cerveau qu’on sait semblable à une éponge et ses sensibilités propres vont guider ses intérêts et donc ses choix. Proposer une matière riche et adaptée au sein de son environnement lui permettra de se nourrir et de construire son intelligence. Mais alors qu’est-ce qu’un plumeau ou une balayette viennent faire ici et quel lien y a t-il entre du matériel de nettoyage et la construction intellectuel, physique et sociale de l’enfant?

Le développement de l’indépendance repose sur le contexte social dans lequel on vit. Autour de 2 ans ½, les premiers pas dans une école Montessori sont effectués grâce à des activités telles que rouler et dérouler un tapis, porter une chaise, mettre un tablier…. Des gestes élémentaires qui aident l’enfant à prendre confiance en lui pour agir de façon autonome. Petit à petit l’enfant apprend tous les gestes de la vie quotidienne qu’il va pouvoir répéter pour améliorer son mouvement et utiliser au profit d’autres activités. C’est comme cela qu’il se prépare pour faire face à des challenges toujours plus importants au fil de ses apprentissages.

Materiel de vie pratique

Ces activités permettent non seulement aux muscles de se renforcer mais aussi à la coordination du mouvement de s’opérer. Le travail de la main et du corps est coordonné avec le mental de l’enfant qui répond à but à atteindre. Il doit aussi organiser sa méthode et donc développe sa capacité à trouver une solution et organiser sa pensée.  «  C’est avec a main, que l’enfant va explorer le monde. Il va s’imprégner de la richesse de l’ensemble des impressions recueillies dans l’environnement et progressivement pouvoir «  penser à l’aide de ses mains ». celles-ci peuvent être considérés à cet âge-là, comme le cerveau extérieur de l’enfant. » Maria Montessori.

Le matériel de vie pratique est utilisé quotidiennement par les adultes. Ces activités sont perçues par l’enfant comme étant importantes. L’enfant est alors fier de pouvoir également réussir à effectuer ces tâches et avoir la confiance des adultes autour de lui. C’est grâce à ces vraies tâches qui sont issues de la culture locale que l’enfant apprend à vivre dans le monde qui l’entoure et à s’y adapter.

Mais alors pourquoi faire ces activités « Montessori » à la maison »?

Les exercices de vie pratique offrent à l’enfant la possibilité de s’exercer et de contribuer pour mieux trouver sa place dans la famille. Un peu de préparation pour offrir un matériel répond à certains critères et en étant  adapté aux proportions de l’enfant revient à lui donner la possibilité d’améliorer son estime personnelle, ses développements et ses compétences tout en se sentant utile. Lorsque l’enfant s’engage dans l’une de ces activités, il cherche à parfaire son geste et en le répétant, son attention est polarisée ce qui lui permet de se concentrer et donc d’apprendre. La persévérance que demande l’aboutissement de chaque travail renforce la volonté de l’enfant. Tout ceci procure les bases solides pour construire une personnalité , développer la résilience et garantir la croissance de l’enfant.

Les petits essentiels de cuisine selon l’approche Montessori

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Quels sont les bons ustensiles de cuisine pour que les enfants puissent participer au quotidien ?

L’autonomie en cuisine selon l’approche Montessori

En s’équipant pour une activité pensée et préparée, on aide l’enfant à développer son autonomie, sa confiance en lui, sa concentration et ses compétences. Il y a la patisserie c’est sur mais (heureusement) il n’y a pas que ça . De nombreuses  façons d’impliquer les enfants dans une tâche de cuisine existent.
Le secret, c’est la bonne préparation par l’adulte. S’équiper et penser l’activité : ses challenges, son matériel et sa présentation avant de la proposer.


1. S’équiper 

Un matériel est adapté à la taille et à la force de l’enfant de moins de 6 ans. Ils peuvent le manipuler en sécurité tout en travaillant pour de vrai.

2. Se préparer 

Quel est le nécéssaire pour réaliser l’activité? Voici quelques exemples de kits pour permettre à l’enfant d’initier l’activité, de la répéter, de se corriger, de terminer et de recommencer. 


3. Proposer

Avoir préparé le nécéssaire sous forme de kit, choisir le bon moment pour proposer à l’enfant l’activé en ayant préalablement expliqué le projet dans sa globalité. 
Planter le contexte aide à donner du sens aux activités.

Est-ce qu’il ya une occasion spéciale? Quel est le nom du plat que l’on va préparer? Est-ce que l’on peut montrer une photo depuis un livre de recette par exemple? Quelle est l’origine de ce plat? Quels ingrédients en font parti?On peut les regarder, palper, sentir pour mieux préparer notre disposition et celle de l’enfant à cuisiner en plein conscience et dans la joie !  

Des exemples selon l'approche Montessori pour développer autonomie, compétences, concentration
Moudre du pain sec, des herbes, des épices : crackers + mortier + pilon + récipient </li><li>Mélanger des salades, des compositions :  couverts à salade + saladier/ récipient </li><li>Casser des noix, des noisettes : casse noix + récipient </li><li>Couper une banane : planche à découper + banane + couteau à beurre</li><li>Brosser des carottes, pommes de terres : Planche à découper +  brosse à légume </li>Brosser des champignons : Champignons + planche à découper +  brosse à champignons</li>Verser des quantités : épices + pelle à verser + récipient</li>Verser des quantités : épices + cuillère à long manche + récipient

Quelques exemples : 

  • Moudre du pain sec, des herbes, des épices : crackers + mortier + pilon + récipient
  • Mélanger des salades, des compositions :  couverts à salade + saladier/ récipient
  • Casser des noix, des noisettes : casse noix + récipient 
  • Couper une banane : planche à découper + banane + couteau à beurre
  • Brosser des carottes, pommes de terres : Planche à découper +  brosse à légume 
  • Brosser des champignons : Champignons + planche à découper +  brosse à champignons
  • Verser des quantités : épices + pelle à verser + récipient
  • Verser des quantités : épices + cuillère à long manche + récipient

 

Le mobilier d'une chambre Montessori pour un nouveau né représenté par 4 espaces distincts

Une chambre Montessori pour le nouveau né

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La chambre du nouveau né s’organise autour de 4 espaces pour lui permettre d’évoluer dans un environnement organisé. Cette organisation est gage de stabilité pour l’enfant qui crée ses repères et nourrit ainsi sa sécurité intérieure.

En respectant la lumière naturelle et une ambiance calme on contribue à un état d’apaisement pour l’enfant qui découvre le monde qui l’entoure.

Un espace pour le repos

Pour l’espace dédié au sommeil on peut d’abord choisir le topponcino : un matelas très léger conçu pour respecter le maintien et le sommeil du bébé qui permet également de le transporter. Ce matelas est compatible avec un couffin qu’on pourra placer au sol pour dégager la vue du bébé. Très vite si la sécurité le permet on pourra placer le bébé sur un matelas au sol pour dégager complètement son champ de vision et lui offrir une vue globale de son espace.

Un espace pour l’activité

En appliquant l’approche Montessori on encourage l’enfant à avoir une motricité libre et on favorise le développement de l’attention. Permettre à l’enfant de différencier le coin repos du coin activité l’aidera à mieux s’adapter à son environnement. Pour l’espace dédié à l’activité on a besoin d’un matelas au dessus duquel on pourra suspendre les mobiles qui favoriseront le développement de la vue puis la coordination de ses mouvements. L’étagère basse avec quelques jouets et objets , une plante et un ou deux tableaux permettront à l’enfant de stimuler son intérêt et de l’encourager à se déplacer puis à se mettre debout. Le miroir permet à l’enfant de constater son reflet pour plus tard en prendre conscience.

Un espace pour le repas

L’espace dédié au repas est pensé pour le confort de la maman qui si elle se couvre et s’équipe d’une petite table n’aura pas besoin de bouger pendant le repas et pourra aussi poursuivre ce moment en lisant une histoire. Un fauteuil confortable et une couverture chaude constituent les deux éléments essentiels à cet espace.

Un espace pour le change

Pour le change il faut pouvoir s’organiser de façon à ce que tout soit à portée de main et que l’on puisse connecter avec le bébé en le regardant et lui expliquant nos gestes. Pour le parent, si la table à langer n’en a pas, une étagère murale complémentaire pourra accueillir tout le nécéssaire dédié à l’hygiène. Choisir une commode évolutive permettra à l’enfant plus tard de l’utiliser pour aller chercher ses vêtements seuls.

Comment désencombrer la chambre pour qu’elle reste toujours rangée ou presque ?

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La rentrée est l'occasion de démarrer sur de nouvelles bases. La recherche nous a démontré que les enfants se concentrent mieux et ont moins de stress lorsque l'espace dans lequel ils se trouvent est épuré et organisé. L'espace et l'ordre favorisent la créativité et l'imagination.

Avant d’explorer, un enfant doit pouvoir s’orienter.

Marie Kondo a écrit « Ranger, l’étincelle du bonheur » vendu à 2 millions d’exemplaires et ce fut une révélation pour beaucoup d’adultes à l’égard d’un mode de vie plus minimaliste et joyeux. Un mode de fonctionnement proche de l’approche Montessori.

L’approche Montessori nous donne les clés pour pouvoir simplifier l’environnement de l’enfant. L’observation et le questionnement sont là encore les maîtres mots lorsqu’il s’agit de repenser l’organisation de la maison. En suivant l’enfant dans son évolution physique et intellectuelle, on pourra mieux adapter son environnement avec ses besoins.

Le sens de l’ordre de l’enfant de moins de 6 ans est la première chose à prendre en compte puisqu’il va d’abord lui conférer une sécurité intérieure pour ensuite lui apporter du sens et de la cohérence. Dès la naissance, il traverse une période sensible pour l’ordre et cela jusqu’à sa cinquième année.

La toute première étape consiste donc à épurer la pièce.

Chambre d'enfant rangée

Quelques bonnes pratiques pour commencer à épurer l’espace matériel de l’enfant.

 Est- ce que tous les jouets sont en bon état de fonctionnement ?

Le matériel cassé ou incomplet ne servira pas l’enfant puisqu’il ne répond pas à la question de l’ordre. Aussi, il ne permet pas à l’enfant d’atteindre son but ou de répéter l’activité seul. Si possible on le donne à recycler si on ne peut pas le réparer.

♦  Y a t-il trop de jeux électroniques ?

L’enfant de moins de 6 ans construit son cerveau. Le jouet électronique n’engage pas ou peu l’utilisation de la main : instrument du cerveau. Les impressions sensorielles qui sont transmises à l’enfant sont dénaturées et ne lui permettent pas d’enrichir ses perceptions à l’égard du monde qui l’entoure. En agissant de façon plus passive il n’engage pas sa pleine motivation.  Le jouet électronique divertit et par des stimuli capte l’attention du cerveau de l’enfant. Il se retrouve plus souvent isolé des vraies conversations et son exposition aux mots est réduite. On peut essayer de remplacer les jouets électroniques par des vrais jeux avec des textures naturelles. Cette démarche peut se faire avec l’accord de l’enfant. Lui expliquer notre démarche va lui permettre de mieux comprendre ces changements.

♦  Quels sont les jeux utilisés ?

En utilisant une règle de « j’en garde 1 sur 5 » (selon la quantité initiale) ou en se limitant à 1 ou 2 jeux selon le type de jeux. On choisit de garder un ou deux jeux de construction, un ou deux puzzles, un seul panier avec les animaux de la ferme, un plateau pour faire des versements avec de l’eau etc… Moins de choix facilite le libre choix de l’enfant et favorise la concentration et le rangement 🙂

Les jeux sont ils facilement accessibles ?

Pour savoir, on se met à la hauteur de l’enfant. Une fois accroupi on regarde si le jeu est visible et si l’enfant peut le saisir sans l’aide de l’adulte.

Cela implique de remplacer les coffres et les sacs par des petites étagères. Devoir fouiller pour trouver freine la toute première étape de l’activité : le choix. La concentration est elle aussi déjà altérée.  L’étagère aide à cadrer les activités. On peut aussi organiser les activités en les plaçant sur des supports ou dans des paniers. Cela facilitera aussi le rangement et le principe de rotation : le point suivant.

Étagère organisée et minimaliste Montessori

Rotation des jeux et rangement des stocks

Mettre de côté les jeux que l’enfant n’utilise pas ou plus dans des boîtes.On opte pour des boîtes transparentes ou étiquetées pour stocker les jouets restants en bon état et préparer la rotation des jouets. Elles permettent de stocker plus facilement les jouets en bon état que l’on pourra proposer quelques semaines ou mois plus tard selon nos observations.  On en trouve chez Leroy Merlin,  Muji, Habitat ou Ikea.

Boite transparente rectangulaire
Tiroirs de rangements

♦  Appréciation, questionnements, optimisations

De nouveau on s’accroupit cette fois pour apprécier les changements. On peut (à tête reposée) se demander si l’emplacement est logique? Est-ce que le choix répond aux questions d’ordre, de simplicité et de fonctionnalité? Est-ce que les couleurs peuvent aider l’enfant à s’orienter? Les activités avec des couleurs assorties permettent à l’enfant de s’orienter plus spontanément et contribuent à rendre l’espace plus harmonieux.

L’enfant va se construire en fonction de son environnement et la cohérence sera un aspect important qui l’aidera à se développer correctement.  Le comportement humain,  les règles de la maison et l’organisation matérielle des choses permet à l’enfant de mieux comprendre son environnement et s’adapter.

Si vous souhaitez un accompagnement sur mesure pour effectuer ce tournant magique et vous débarrasser du désordre, renseignez vous pour un coaching Montessori pour le réaménagement de votre espace ou prenez directement un rendez-vous téléphonique.

Solange Denervaud, doctorante en Neuroscience à l'Université de Genève, ancienne enseignante Montessori, diplômée AMI.

« Montessori à la lumière des découvertes scientifiques actuelles »

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Tel était l’intitulé de la conférence donnée par Public Montessori réunissant plus de 250 personnes à la Sorbonne Nouvelle le samedi 31 mars dernier. Les recherches en neurosciences encouragent de plus en plus de personnes à se tourner vers l’approche Montessori.  Solange Denervaud est une ancienne éducatrice Montessori formée par l’AMI et actuellement doctorante en neuroscience affective. Elle nous a démontré comment l’approche Montessori répondait aux besoins en développement de l’enfant selon les récentes recherches. Je décris les points qui m’ont paru essentiels au regard de l’éducation. La plupart des liens sont en anglais, les recherches les plus avancées se passant aux Etats-Unis.

Solange Denervaud, doctorante en Neuroscience à l'Université de Genève, ancienne enseignante Montessori, diplômée AMI.

La construction du cerveau et l’esprit absorbant

Le cerveau se construit pendant les premières années de part des facteurs génétiques et (surtout) par les interactions avec l’environnement. Lorsque Maria Montessori a parlé de l’esprit absorbant de l’enfant elle parle en fait des connexions synaptiques que l’enfant développe en interagissant avec son environnement. D’abord à un niveau sensoriel puis cela va se passer au niveau des fonctions cognitives supérieures : avec le langage, nous devenons capables d’organiser nos idées. En effet Maria Montessori différencie l’apprentissage sensoriel qui démarre à la naissance (ou avant) de l’apprentissage conscient fait par l’enfant avec son environnement. Celui-ci se met en place autour de 2-3 ans en même temps qu’apparait le langage.

C’est le développement du cortex préfrontal et des fonctions exécutives. Solange Denervaud s’appuie sur le travail d’Adel Diamond  pour les citer : inhibition, flexibilité mentale et lien avec la mémoire de travail. Il a été prouvé que les sports, les instruments de musique et le contexte scolaire influencent sur le bon développement de ces fonctions exécutives. Montessori aurait proposé le bon environnement social pour se faire. En effet, les dernières recherches en neurosciences ont montré que dans un système Montessori le développement globale de l’enfant (créativité, bien être, fonction executives et résultats académiques) est beaucoup plus équilibré…

Comment est-ce que l’approche Montessori favorise le développement des fonctions cognitives?

De 3 à 16 ans les motivations sociales pour apprendre vont être clés dans le développement de ces fonctions exécutives. Pourquoi est-ce que cela serait favorisé dans les écoles Montessori? il faut se pencher sur les mécanismes de l’attention et sur le phénomène de concentration qui y est très fort.

Après quelques exercises pratiques qui démontrent notre tendance à surestimer nos capacités d’attention et donc celles des autres (les enfants compris bien sûr ), on commence sérieusement à réévaluer nos capacités à faire plus d’une chose à la fois. En effet, cela veut bien dire que l’on ne peut porter notre attention uniquement sur ce quoi nous nous concentrons. En surchargeant l’attention nous ne pouvons pas bien traiter les informations.

Hors, ne présenter qu’une seule nouvelle difficulté à la fois est l’un des principes qui régit le passage d’une activité à l’autre dans un environnement Montessori. Les activités Montessori requièrent de l’attention ce qui permet aux enfants d’entrainer cette dernière et de développer leur volonté avec des exercices comme « Marcher sur la ligne » et le « Jeu du silence ». Il faut aussi ressourcer nos capacités d’attention. Hors apprendre à son rythme permet de faire des pauses pour intégrer ce que le cerveau a appris et donc de ressourcer ses capacités d’attention. Enfin, on se concentre mieux lorsque la motivation en engagée et c’est ce que permet « le libre choix » de l’approche Montessori. C’est en dirigeant notre attention que l’on favorise la concentration.

Les impacts sur la créativité et la construction de l’intelligence

Qu’en est-il de la créativité? selon Roger Beaty, plus on a de moments ou on ne fait rien, plus on sera capable de créer, d’innover et d’être joyeux! Pour apprendre à apprendre il faut du temps. Lorsque l’enfant a du temps, il ne fait plus d’erreur. La démonstration par ici.

Il semblerait que les différences les plus frappantes entre élèves issus des écoles traditionnelles et élèves issus d’une école Montessori se mesurent après 8 ans. Et les adolescents issus d’environnements Montessori auraient une toute autre façon de répondre aux problèmes.  Ils utilisent un processus de réponses réfléchies pour résoudre un problème. Ils ont été entrainés à penser de façon plus flexible et créative. Cela serait également lié au fait que l’approche Montessori propose un materiel auto correctif qui offre un retour d’information immédiat. Ceci permet à l’enfant de donner de la valeur à ce qu’il vient de faire  (à contrario des notes qui reviennent 3 semaines après… ). Ce retour d’experience immédiat procure à l’enfant l’envie de se dépasser et développe  son intelligence.

Il a ainsi été prouvé qu’au delà de 8 ans, face à une difficulté, un enfant du système traditionnel commence à ralentir beaucoup plus qu’un enfant issu d’une école Montessori. Et parce que l’enfant a jugé qu’il n’avait pas le droit de faire des erreurs il va ralentir encore plus: plus l’enfant est anxieux, plus il va ralentir. Plus la personne ralentit, moins elle est créative et donc moins elle va pouvoir trouver des solutions pour s’auto corriger.

étagère d'une chambre d'enfant d'inspiration Montessori

5 conseils pour améliorer la chambre de votre enfant

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Si vous ne savez pas par ou commencer ce post est fait pour vous 🙂 Ces petits changements peuvent faire de grandes différences ! En allégeant l’environnement, on apaise le mental de l’enfant et en rendant  accessible ce qui lui est utile, on encourage son développement. 5 astuces qui ne vous prendront que quelques minutes. Pour passer à l’action et vraiment désencombrer la chambre référez vous à l’article dédié au désencombrement de la chambre qui vous guidera dans cette mise en place.

5 Conseils tout simples pour la chambre Montessori

Apprends-moi à faire seul

By | autonomie, independance | No Comments

Si l’approche Montessori m’a totalement convaincue c’est par cette recherche d’indépendance d’abord physique puis intellectuelle. Cela peut paraître un peu étrange de parler d’indépendance pour un enfant qui n’a pas encore 3 ans. Ce serait plutôt la période de sa vie ou il est le plus dépendant des autres me direz-vous? En un sens c’est vrai. Mais pour se développer et atteindre son plein potentiel, le tout petit doit devenir indépendant. Aider l’enfant à le devenir est la responsabilité des adultes.

Pourquoi apprendre à faire seul est si important et comment encourager cela à la maison?

un enfant qui fait sa toilette par lui même, inspiration Montessori

L’indépendance peut être définie comme la capacité pour un être humain à agir et penser sans l’aide d’autrui. Comme Maria Montessori l’a observé tout autour du monde, les jeunes enfants sont animés par ce besoin d’indépendance ! Pour suivre ce qui le pousse à agir,  l’enfant doit être libre d’interagir avec ce qui l’entoure. Cela parait logique quand on y pense. Mais cela veut dire de façon indépendante. L’enfant se construit de lui même et par lui-même au travers d’expériences. De la même manière qu’on enseigne pas la marche, on ne peut enseigner la capacité à s’habiller seul, à s’exprimer, à s’alimenter etc … La liberté de faire seul va permettre ces développements et ces développements vont à leur tour encourager l’indépendance. Si le tout petit est d’abord autonome et peut fonctionner seul, il devient avec l’utilisation du « je » un être capable de penser par lui-même et donc à un niveau cette fois psychologique: indépendant. C’est en lui permettant de faire des choses par lui même que l’enfant développe une estime de lui et prend confiance en lui. C’est donc ce processus continu de construction personnel fait par l’enfant que l’adulte doit encourager pour que l’éducation soit une préparation à la vie.

Comment encourager l’autonomie à la maison?

1. Observer: où en est l’enfant? Observer sa motricité globale et sa façon d’utiliser sa main. Qu’est-ce qui l’intéresse?

2. S’assurer qu’il y a le moins d’obstacle possible dans son environnement (intervention de l’adulte comprise)

3. Lui montrer comment se saisir d’une activité et la dérouler en décomposant ses mouvements

4. Laisser l’enfant libre d’interagir avec cette activité sans intervenir

5. Réévaluer et ajuster les niveaux de difficulté au fil du temps selon nos observations

Un petit enfant rampant au pot

Comment réussir le « Potty training » en 2 semaines seulement

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L’acquisition de la continence est une étape clé pour le développement de l’autonomie de l’enfant et de sa dignité.  Comme pour la marche ou le langage, c’est un processus naturel et graduel qui se déroule selon les rythmes de l’enfant.

La bonne nouvelle est qu’on peut faciliter ce processus qui pourra s’avérer beaucoup plus rapide qu’on ne le croit ! Parce que l’enfant traverse une période sensible pour la propreté entre 12 et 18 mois, il réalise qu’il a besoin de se changer et c’est donc le bon moment pour s’entrainer à aller au pot.

Comment encourager ce processus ?

Préparer

  1. Commencer à changer votre enfant dans la salle de bain pour qu’il fasse le lien.
  2. Lui expliquer ce que l’on fait lorsqu’on le change
  3. Installer un pot près de nos toilettes pour l’encourager à nous imiter, et ceci dès le début.
  4. Se préparer à devoir nettoyer

Aménager la salle de bain

  1. Placer un seau pour les affaires mouillées
  2. Placer un panier avec des affaires propres
  3. Mettre à disposition un marche pied pour permettre l’accès au lavabos
  4. Placer une serviette accrochée à la hauteur de l’enfant
  5. Poser un petit savon (ou couper le grand pour faire un petite barre)

Faciliter le processus

  1. Proposer des habits faciles à enlever (simple fermeture élastique par exemple)
  2. L’enfant doit nous voir faire pour pouvoir nous imiter : on décompose nos mouvements
  3. On peut investir dans des culottes d’apprentissage absorbantes qui comme les couches lavables vont permettre à l’enfant de sentir plus rapidement le besoin d’être au sec
  4. Une fois que le processus a commencé il faut limiter (arrêter) l’usage des couches la journée
  5. Rester calme et rassurant lors des accidents permet d’éviter de ralentir le processus.
  6. Impliquer l’enfant pour nettoyer afin de lui permettre de prendre conscience des conséquences et de l’aider dans son processus

A la différence des couches jetables qui absorbent beaucoup via les multiples produits chimiques, les couches lavables permettent en plus à l’enfant de sentir ce qu’il y a dans sa couche et donc mieux réaliser ce qu’il se passe