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Les petits essentiels de cuisine selon l’approche Montessori

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Quels sont les bons ustensiles de cuisine pour que les enfants puissent participer au quotidien ?

L’autonomie en cuisine selon l’approche Montessori

En s’équipant pour une activité pensée et préparée, on aide l’enfant à développer son autonomie, sa confiance en lui, sa concentration et ses compétences. Il y a la patisserie c’est sur mais (heureusement) il n’y a pas que ça . De nombreuses  façons d’impliquer les enfants dans une tâche de cuisine existent.
Le secret, c’est la bonne préparation par l’adulte. S’équiper et penser l’activité : ses challenges, son matériel et sa présentation avant de la proposer.


1. S’équiper 

Un matériel est adapté à la taille et à la force de l’enfant de moins de 6 ans. Ils peuvent le manipuler en sécurité tout en travaillant pour de vrai.

2. Se préparer 

Quel est le nécéssaire pour réaliser l’activité? Voici quelques exemples de kits pour permettre à l’enfant d’initier l’activité, de la répéter, de se corriger, de terminer et de recommencer. 


3. Proposer

Avoir préparé le nécéssaire sous forme de kit, choisir le bon moment pour proposer à l’enfant l’activé en ayant préalablement expliqué le projet dans sa globalité. 
Planter le contexte aide à donner du sens aux activités.

Est-ce qu’il ya une occasion spéciale? Quel est le nom du plat que l’on va préparer? Est-ce que l’on peut montrer une photo depuis un livre de recette par exemple? Quelle est l’origine de ce plat? Quels ingrédients en font parti?On peut les regarder, palper, sentir pour mieux préparer notre disposition et celle de l’enfant à cuisiner en plein conscience et dans la joie !  

Des exemples selon l'approche Montessori pour développer autonomie, compétences, concentration
Moudre du pain sec, des herbes, des épices : crackers + mortier + pilon + récipient </li><li>Mélanger des salades, des compositions :  couverts à salade + saladier/ récipient </li><li>Casser des noix, des noisettes : casse noix + récipient </li><li>Couper une banane : planche à découper + banane + couteau à beurre</li><li>Brosser des carottes, pommes de terres : Planche à découper +  brosse à légume </li>Brosser des champignons : Champignons + planche à découper +  brosse à champignons</li>Verser des quantités : épices + pelle à verser + récipient</li>Verser des quantités : épices + cuillère à long manche + récipient

Quelques exemples : 

  • Moudre du pain sec, des herbes, des épices : crackers + mortier + pilon + récipient
  • Mélanger des salades, des compositions :  couverts à salade + saladier/ récipient
  • Casser des noix, des noisettes : casse noix + récipient 
  • Couper une banane : planche à découper + banane + couteau à beurre
  • Brosser des carottes, pommes de terres : Planche à découper +  brosse à légume 
  • Brosser des champignons : Champignons + planche à découper +  brosse à champignons
  • Verser des quantités : épices + pelle à verser + récipient
  • Verser des quantités : épices + cuillère à long manche + récipient

 

Comment désencombrer la chambre pour qu’elle reste toujours rangée ou presque ?

By | autonomie, chambre, désencombrement, minimalisme, Montessori à la maison | One Comment

La rentrée est l’occasion de démarrer sur de nouvelles bases.  La recherche nous a démontré que les enfants se concentrent mieux et ont moins de stress lorsque l’espace dans lequel ils se trouvent est épuré et organisé. L’espace et l’ordre favorisent la créativité et l’imagination.

Avant d’explorer, un enfant doit pouvoir s’orienter.

Marie Kondo a écrit « Ranger, l’étincelle du bonheur » vendu à 2 millions d’exemplaires et ce fut une révélation pour beaucoup d’adultes à l’égard d’un mode de vie plus minimaliste et joyeux. Un mode de fonctionnement proche de l’approche Montessori.

L’approche Montessori nous donne les clés pour pouvoir simplifier l’environnement de l’enfant. L’observation et le questionnement sont là encore les maîtres mots lorsqu’il s’agit de repenser l’organisation de la maison. En suivant l’enfant dans son évolution physique et intellectuelle, on pourra mieux adapter son environnement avec ses besoins.

Le sens de l’ordre de l’enfant de moins de 6 ans est la première chose à prendre en compte puisqu’il va d’abord lui conférer une sécurité intérieure pour ensuite lui apporter du sens et de la cohérence. Dès la naissance, il traverse une période sensible pour l’ordre et cela jusqu’à sa cinquième année.

La toute première étape consiste donc à épurer la pièce.

Quelques bonnes pratiques pour commencer à épurer l’espace matériel de l’enfant.

 Est- ce que tous les jouets sont en bon état de fonctionnement ?

Le matériel cassé ou incomplet ne servira pas l’enfant puisqu’il ne répond pas à la question de l’ordre. Aussi, il ne permet pas à l’enfant d’atteindre son but ou de répéter l’activité seul. Si possible on le donne à recycler si on ne peut pas le réparer.

♦  Y a t-il trop de jeux électroniques ?

L’enfant de moins de 6 ans construit son cerveau. Le jouet électronique n’engage pas ou peu l’utilisation de la main : instrument du cerveau. Les impressions sensorielles qui sont transmises à l’enfant sont dénaturées et ne lui permettent pas d’enrichir ses perceptions à l’égard du monde qui l’entoure. En agissant de façon plus passive il n’engage pas sa pleine motivation.  Le jouet électronique divertit et par des stimuli capte l’attention du cerveau de l’enfant. Il se retrouve plus souvent isolé des vraies conversations et son exposition aux mots est réduite. On peut essayer de remplacer les jouets électroniques par des vrais jeux avec des textures naturelles. Cette démarche peut se faire avec l’accord de l’enfant. Lui expliquer notre démarche va lui permettre de mieux comprendre ces changements.

♦  Quels sont les jeux utilisés ?

En utilisant une règle de « j’en garde 1 sur 5 » (selon la quantité initiale) ou en se limitant à 1 ou 2 jeux selon le type de jeux. On choisit de garder un ou deux jeux de construction, un ou deux puzzles, un seul panier avec les animaux de la ferme, un plateau pour faire des versements avec de l’eau etc… Moins de choix facilite le libre choix de l’enfant et favorise la concentration et le rangement 🙂

Les jeux sont ils facilement accessibles ?

Pour savoir, on se met à la hauteur de l’enfant. Une fois accroupi on regarde si le jeu est visible et si l’enfant peut le saisir sans l’aide de l’adulte.

Cela implique de remplacer les coffres et les sacs par des petites étagères. Devoir fouiller pour trouver freine la toute première étape de l’activité : le choix. La concentration est elle aussi déjà altérée.  L’étagère aide à cadrer les activités. On peut aussi organiser les activités en les plaçant sur des supports ou dans des paniers. Cela facilitera aussi le rangement et le principe de rotation : le point suivant.

Étagère organisée et minimaliste

Rotation des jeux et rangement des stocks

Mettre de côté les jeux que l’enfant n’utilise pas ou plus dans des boîtes.On opte pour des boîtes transparentes ou étiquetées pour stocker les jouets restants en bon état et préparer la rotation des jouets. Elles permettent de stocker plus facilement les jouets en bon état que l’on pourra proposer quelques semaines ou mois plus tard selon nos observations.  On en trouve chez Leroy Merlin,  Muji, Habitat ou Ikea

Boite transparente rectangulaire
Tiroirs de rangements

♦  Appréciation, questionnements, optimisations

De nouveau on s’accroupit cette fois pour apprécier les changements. On peut (à tête reposée) se demander si l’emplacement est logique? Est-ce que le choix répond aux questions d’ordre, de simplicité et de fonctionnalité? Est-ce que les couleurs peuvent aider l’enfant à s’orienter? Les activités avec des couleurs assorties permettent à l’enfant de s’orienter plus spontanément et contribuent à rendre l’espace plus harmonieux.

L’enfant va se construire en fonction de son environnement et la cohérence sera un aspect important qui l’aidera à se développer correctement.  Le comportement humain,  les règles de la maison et l’organisation matérielle des choses permet à l’enfant de mieux comprendre son environnement et s’adapter.

Apprends-moi à faire seul

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Si l’approche Montessori m’a totalement convaincue c’est par cette recherche d’indépendance d’abord physique puis intellectuelle. Cela peut paraître un peu étrange de parler d’indépendance pour un enfant qui n’a pas encore 3 ans. Ce serait plutôt la période de sa vie ou il est le plus dépendant des autres me direz-vous? En un sens c’est vrai. Mais pour se développer et atteindre son plein potentiel, le tout petit doit devenir indépendant. Aider l’enfant à le devenir est la responsabilité des adultes.

Pourquoi apprendre à faire seul est si important et comment encourager cela à la maison?

un enfant qui fait sa toilette par lui même, inspiration Montessori

L’indépendance peut être définie comme la capacité pour un être humain à agir et penser sans l’aide d’autrui. Comme Maria Montessori l’a observé tout autour du monde, les jeunes enfants sont animés par ce besoin d’indépendance ! Pour suivre ce qui le pousse à agir,  l’enfant doit être libre d’interagir avec ce qui l’entoure. Cela parait logique quand on y pense. Mais cela veut dire de façon indépendante. L’enfant se construit de lui même et par lui-même au travers d’expériences. De la même manière qu’on enseigne pas la marche, on ne peut enseigner la capacité à s’habiller seul, à s’exprimer, à s’alimenter etc … La liberté de faire seul va permettre ces développements et ces développements vont à leur tour encourager l’indépendance. Si le tout petit est d’abord autonome et peut fonctionner seul, il devient avec l’utilisation du « je » un être capable de penser par lui-même et donc à un niveau cette fois psychologique: indépendant. C’est en lui permettant de faire des choses par lui même que l’enfant développe une estime de lui et prend confiance en lui. C’est donc ce processus continu de construction personnel fait par l’enfant que l’adulte doit encourager pour que l’éducation soit une préparation à la vie.

Comment encourager l’autonomie à la maison?

1. Observer: où en est l’enfant? Observer sa motricité globale et sa façon d’utiliser sa main. Qu’est-ce qui l’intéresse?

2. S’assurer qu’il y a le moins d’obstacle possible dans son environnement (intervention de l’adulte comprise)

3. Lui montrer comment se saisir d’une activité et la dérouler en décomposant ses mouvements

4. Laisser l’enfant libre d’interagir avec cette activité sans intervenir

5. Réévaluer et ajuster les niveaux de difficulté au fil du temps selon nos observations

Un petit enfant rampant au pot

Comment réussir le « Potty training » en 2 semaines seulement

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L’acquisition de la continence est une étape clé pour le développement de l’autonomie de l’enfant et de sa dignité.  Comme pour la marche ou le langage, c’est un processus naturel et graduel qui se déroule selon les rythmes de l’enfant.

La bonne nouvelle est qu’on peut faciliter ce processus qui pourra s’avérer beaucoup plus rapide qu’on ne le croit ! Parce que l’enfant traverse une période sensible pour la propreté entre 12 et 18 mois, il réalise qu’il a besoin de se changer et c’est donc le bon moment pour s’entrainer à aller au pot.

Comment encourager ce processus ?

Préparer

  1. Commencer à changer votre enfant dans la salle de bain pour qu’il fasse le lien.
  2. Lui expliquer ce que l’on fait lorsqu’on le change
  3. Installer un pot près de nos toilettes pour l’encourager à nous imiter, et ceci dès le début.
  4. Se préparer à devoir nettoyer

Aménager la salle de bain

  1. Placer un seau pour les affaires mouillées
  2. Placer un panier avec des affaires propres
  3. Mettre à disposition un marche pied pour permettre l’accès au lavabos
  4. Placer une serviette accrochée à la hauteur de l’enfant
  5. Poser un petit savon (ou couper le grand pour faire un petite barre)

Faciliter le processus

  1. Proposer des habits faciles à enlever (simple fermeture élastique par exemple)
  2. L’enfant doit nous voir faire pour pouvoir nous imiter : on décompose nos mouvements
  3. On peut investir dans des culottes d’apprentissage absorbantes qui comme les couches lavables vont permettre à l’enfant de sentir plus rapidement le besoin d’être au sec
  4. Une fois que le processus a commencé il faut limiter (arrêter) l’usage des couches la journée
  5. Rester calme et rassurant lors des accidents permet d’éviter de ralentir le processus.
  6. Impliquer l’enfant pour nettoyer afin de lui permettre de prendre conscience des conséquences et de l’aider dans son processus

A la différence des couches jetables qui absorbent beaucoup via les multiples produits chimiques, les couches lavables permettent en plus à l’enfant de sentir ce qu’il y a dans sa couche et donc mieux réaliser ce qu’il se passe